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Le musée au fil du temps
Présentation

Le musée au fil du temps

Blocs personnalisés
Le musée
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Texte
L’édifice qui abrite aujourd’hui le musée et d’autres équipements de la ville s’est constitué par strates successives.
« L’acte d’acquisition du 5 vendémiaire an 11 porte sur une maison et jardin, dont partie plantée de bosquets, située dans la rue appelée du petit Versailles, ladite maison consistant en un grand corps de logis, cour, arrière-cour, remises, écuries, grenier à foin et bois, et logement pour le concierge ». À cette époque, l’édifice est constitué d’un logis entre cour et jardin dont les parties les plus anciennes dateraient du XVe siècle, et d’une aile de communs (l’aile nord) ajoutée à la fin du XVIIIe siècle.
Au XIXe siècle
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Texte
Au XIXe siècle, les évêques concordataires projettent, étendent et aménagent le bâtiment. L’ordonnancement classique sur cour et jardin est le fruit d’accommodements successifs :
• En 1813 un projet vise à doubler le corps de logis pour constituer un avant-corps central. Sa description évoque la constitution d’une aile sud symétrique de l’aile nord pour accueillir un vestibule, une bibliothèque, une chapelle et une bibliothèque. L’avant-corps que l’on voit aujourd’hui dans la cour est réalisé ; la chapelle fait l’objet de nombreux devis et descriptifs jusqu’en 1831.
• En 1843, le terrain qui longe la rue Joachim Murat est acheté pour permettre l’extension du corps principal par l’architecte Charles Hector Malo, au sud côté jardin qui repose sur un soubassement dévolu à l’orangerie. Une chambre à coucher et un cabinet sont prévus à rez-de-jardin tandis qu’un appartement d’honneur est créé à l’étage accessible par l’escalier en ellipse. Le logis présente sur le jardin un avant-corps central légèrement saillant entre deux ailes symétriques.
Fin du XIXe siècle, construction du portail néo-roman
Le musée au fil du temps
Texte
L’extension nord côté jardin est plus tardive (entre 1868 et 1896) et abandonne tant à l’intérieur qu’à l’extérieur le style néoclassique qui caractérise les réalisations antérieures. Son volume visible depuis la cour domine l’ensemble du musée.
Le portail néo-roman est réalisé à la fin du XIXe siècle.

Lorsque le bâtiment est mis à disposition du musée en 1929, il semble en bon état. Le musée occupe alors le corps central. L’aile nord et son pavillon d’entrée, l’orangerie et le pavillon sud sont à disposition d’autres institutions locales.
Après la guerre
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Texte
Après la guerre, des travaux de réaménagement entrepris dans le musée se poursuivent jusqu’en 1962-63.
En 1970, l’arrivée des œuvres d’Henri Martin au musée initie une nouvelle phase de travaux. La salle du triptyque « Le Monument aux Morts », éclairée zénithalement, s’adosse alors à l’aile Nord. Le musée porte le nom d’Henri Martin depuis cette date.
Quant à l’institution muséale, elle a été créée en 1833 pour recueillir la collection « des productions des trois règnes de la nature et de tous les objets d’antiquité dont l’étude pourrait servir à l’histoire générale ou à l’histoire particulière du Quercy ». D’abord départemental, le musée est ensuite devenu municipal en 1841. Le musée de Cahors Henri Martin conserve aujourd’hui environ 10 000 objets et documents, intéressant l’archéologie, l’ethnographie extra-européenne, l’histoire, l’histoire de l’Art et l’art contemporain.
LES EXPOSITIONS PASSEES
La Tenue d'Ève
Texte
Cette exposition de Paula ANKE et Karen LaMonte s'est déroulée du 24 juin 2023 au 7 janvier 2024.
Historiens et sociologues s’accordent pour affirmer que le vêtement est un marqueur d’identité. Il peut révéler l’âge, le sexe, la fonction, le rang et le statut social d’un individu. Il répond à des normes et renvoie à des constructions idéologiques. 
 
Dans son ouvrage En tenue d’Ève, paru en 2013, Delphine Horvilleur, philosophe et rabbin, aborde la question de la pudeur et du féminin. 
Loin d’explorer une simple problématique vestimentaire, elle invite le lecteur à s’interroger sur la place de la femme dans nos sociétés à travers le rôle social du vêtement féminin et des injonctions à la pudeur qu’il implique. 
L’historienne Michelle Perrot rappelle que c’est au nom de la chasteté que Cyrus le Grand, au VIe siècle avant notre ère, impose le voile aux femmes dans l’Empire perse. Elle précise qu’il s’agit là d’un signe de domination masculine, repris ensuite par toutes les religions, au moyen duquel le visage des femmes est effacé de l’espace public. 
Delphine Horvilleur interpelle alors : qu’est-ce qu’un être sans visage, sinon un être irrémédiablement sexué ?  
 
Depuis plus de 2500 ans, la femme est-elle condamnée à porter son sexe en guise de seule et unique identité ? 
Les artistes Paula Anke et Karen LaMonte proposent une toute lecture. Leurs œuvres révèlent comment les femmes s'affirment à travers le vêtement, s'en emparent et y impriment leurs personnalités, leurs désirs, leurs combats.

Le Musée Henri-Martin vous invite à découvrir, de manière croisée, les regards de ces deux artistes sur ce sujet qui n’a de cesse de nous questionner : la tenue d’Ève.
Lettres de chantier