« Nino Ferrer, peintre », conçue en partenariat étroit avec les fils de l’artiste, propose une redécouverte ambitieuse d’un artiste complet – célèbre musicien mais encore trop peu connu pour son travail de peintre et de dessinateur.
Nino Ferrer grandit entre plusieurs cultures avant de s’imposer, à partir des années 1960, comme une figure majeure de la chanson française. Très tôt cependant, il revendique une identité artistique plurielle et un besoin constant de liberté créative, refusant d’être cantonné à un seul registre. À partir des années 1970, Nino Ferrer choisit de s’installer dans le Lot, à La Taillade, où il vit et crée pendant de nombreuses années. Profondément attaché à ce territoire qu’il affectionne pour sa nature, son isolement et sa force poétique, il y installe son studio d’enregistrement et se consacre de manière de plus en plus intense à la peinture et au dessin. Les paysages du Quercy, omniprésents dans son quotidien, nourrissent durablement son imaginaire et irriguent son œuvre plastique.
Cette exposition réunit un corpus significatif d’œuvres peintes et graphiques, révélant un créateur libre et sensible, dont la peinture traduit les mêmes qualités de sincérité, d’indépendance et d’exigence que son œuvre musicale.
Le parcours s’articule autour de trois grands ensembles :
Cette scénographie invite les visiteurs à dépasser l’image médiatique du chanteur pour rencontrer un peintre singulier et profondément authentique.

A la réouverture du Musée Henri-Martin en mai 2022, l’exposition inaugurale Le Lot, terre de… dévoilait différentes facettes de notre territoire : terre de refuge pendant la Seconde Guerre mondiale, terre de paix avec le mouvement des Citoyens du Monde, terre de vigne avec le travail photographique de Nadia Benchallal.
Cette exposition mettait en avant les valeurs humanistes qui relient les Hommes, dans le respect d’un environnement façonné par eux depuis des siècles.
Le premier volet présentait un groupe de 7 artistes qui, dans l’entre-deux-guerres, se rassemblaient à la belle saison autour de Roger Bissière dans le village de Marminiac. Le Lot, terre d’accueil et d’hospitalité, devient pendant la Seconde Guerre mondiale leur lieu de refuge.
Rendez-vous dans le Lot est l’occasion d’élargir notre propos au-delà du moment historique et dramatique de la guerre pour raconter le parcours artistique de ces 7 peintres. 7 trajectoires faites de compagnonnage, de recherches communes, d’expositions collectives…
Il s’agit de Roger Bissière, Charlotte Henschel, Jean Léon, Walter LeWino, Alfred Manessier, François Rylsky, Nicolas Wacker – quatre Français, un Anglais, une Allemande et un Russe, nés autour de 1900, dont la rencontre se fait à Paris et se prolonge à Marminiac.
Ces 7 peintres se sont profondément attachés à ce territoire. Ils ont souhaité y vivre, ont acheté des maisons. Quant à Charlotte Henschel, elle a légué son Œuvre à la Ville de Cahors, enrichissant ainsi son patrimoine. Le musée rend hommage à son art dans la salle suspendue du parcours de référence avec un accrochage de toiles et de dessins qui se renouvelle jusqu’à la fin de l’année prochaine.

Le travail de Paula Anke et de Karen LaMonte présente une préoccupation sous-jacente commune : comment les vêtements font / sont notre identité ? Indissociables de la notion de féminité, leurs œuvres traduisent, sans jugement mais avec sagacité, l’aporie – contradiction insoluble – qui réside dans le vêtement : il permet l’expression d’une essence individuelle autant qu’il impose les identités que l’imaginaire collectif et l’histoire ont prescrites aux femmes.
Avec des échelles et des techniques différentes, elles explorent les comportements sociaux avec une perception résolument féminine au sens où l’entend la philosophe Camille Froidevaux-Metterie. Autrement dit, avec une perception issue de l’expérience vécue du corps féminin.
Paula Anke dresse une armée de figurines dont les vêtements font office d’armure et d’armes. Velours, toiles, fourrures, soieries, dentelles, breloques, bijoux, coiffes et maquillage : apprêtées selon des rites et des traditions spécifiques, en fonction d’histoires et de caractères qui n’appartiennent qu’à elles, les Amazones sont parées pour affronter le monde et la vie.
Karen LaMonte réinterprète le nu féminin en le soustrayant à notre vue. Elle crée des robes aux drapés époustouflants, qu’elle décline dans les différents arts du feu. Toutefois, le modèle a disparu. Les robes sont habitées par le vide et la trace laissés par le corps nu et dont le spectateur doit deviner l’image.
Dans un souci esthétique qui ne cède rien à la facilité, Paula Anke et Karen LaMonte questionnent notre rapport à la beauté et à sa fugacité, nous renvoyant à notre condition. Elles nous plongent, chacune à sa manière, dans une réflexion profonde sur la relation que nous avons à la parure, à l’apparat et à la parade.

Depuis son enfance, la Reine du Danemark manifeste un goût et une intelligence au dessin. Elle s’exprime à travers toutes les techniques artistiques qui s’offrent à elle : peintures diverses, découpage, broderie, scénographie, conception de costumes de scène… Elle consacre depuis plusieurs années tous ses jeudis à la peinture, organisation qui affirme la création comme une nécessité.
La Reine entretient un lien fort avec le territoire lotois par son mariage, en 1967, avec Henri de Laborde, comte de Monpezat et Cadurcien. Le couple royal acquiert le Château de Cayx en 1974 pour en faire un lieu de villégiature estival et en exploite le domaine viticole.
Cayx et les paysages alentours constituent une source d’inspiration pour la Reine. Son univers sobre et sincère puise également dans l’imaginaire et la culture populaire nordique. Elle aime notamment illustrer les contes d’Andersen.
A l’occasion de son jubilé d’or, 50e anniversaire de son règne, cette artiste discrète accepte de dévoiler, au musée de Cahors, plus d’une soixantaine d’œuvres de sa production.

Une exposition sur différentes facettes du Lot, ce petit territoire aux valeurs humanistes qui relie les Hommes, dans le respect d’un environnement façonné par eux depuis des siècles.
Le Lot, terre de… refuge
Le peintre Bissière, originaire de la région, propose à ses amis la tranquillité de Marminiac en guise de refuge quand éclate la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, se raconte la présence plus ou moins dissimulée d’un groupe d’artistes, dits « de la seconde école de Paris », dans ce petit village du Lot.
Le Lot, terre de… paix
Dans l’après-guerre, sur fond de pacifisme mondialisé, on crée des routes symboliques qui s’affranchissent des frontières géographiques et politiques. Cahors et Saint-Cirq-Lapopie fêtent avec enthousiasme l’inauguration de la 1ère route de la paix, sous l’égide de personnalités militantes, dans le sillon de l’Américain Garry Davis.
Le Lot, terre de… vignes
En sillonnant le vignoble, l’artiste révèle ses paysages majestueux, ses recoins préservés et surtout l’investissement de ceux qui font vivre le terroir : les vignerons et les vendangeurs. Le projet s’articule autour du travail des hommes et de leur attachement à la terre.
Capter le présent, l’inclure dans un temps long de la plantation à la vinification, juxtaposer les saisons, saisir le passage du vendangeur et l’esprit du vigneron, sont les fondements de cette exposition. A la manière d’Henri Martin, Nadia Benchallal a adopté le Lot avec passion et transmet les valeurs du travail de la terre. Comme le peintre, elle décompose les saisons, flirte avec les couleurs des différentes lumières du jour et démontre son attachement à ceux qui savent, par leur savoir-faire, abreuver leurs pairs.

Sally Davies – Jeffery Stride, Une vie au fil du Lot est une exposition dédiée à ces deux artistes d’origine britannique Sally Davies et Jeffery Stride. Ce parcours immersif invite les visiteurs à plonger dans l’univers hospitalier et verdoyant de ces deux créateurs installés dans le Lot depuis les années 1970. À travers une sélection de peintures, pastels et dessins, l’exposition retrace cinq décennies de la production artistique du couple, tout en mettant en lumière leur parcours et leur lien profond avec la nature et le territoire quercynois.
Établis à Vers, un village situé à proximité de Cahors, Sally Davies et Jeffery Stride ont su, en ouvrant leur atelier et leur jardin aux touristes et aux Lotois, révéler la beauté des paysages par leurs regards, et démontrer leur attachement à cette terre d’accueil. Exposés essentiellement à Paris et à Londres, ils apparaissent aujourd’hui comme des figures inspirantes du monde artistique.
Cette rétrospective thématique au musée Henri-Martin amène les visiteurs à faire connaissance avec ces artistes discrets. Cinq salles leur sont consacrées autour de différents thèmes concentriques, allant de la sphère personnelle des artistes à leurs perceptions du monde environnant. Les œuvres exposées mettent en lumière leurs visions respectives des liens familiaux, de la relation à soi, du foyer et de la nature, qu’elle soit domestiquée ou champêtre. Le paysage, thème prépondérant de leur travail, est particulièrement mis en avant à travers les représentations de la rivière Lot et du territoire quercynois.
Sally Davies est une peintre dont les œuvres explorent notamment la relation subtile entre la nature et l’individu, l’invisible. Elle porte une attention particulière à la couleur, à la lumière et aux textures. Jeffery Stride, quant à lui, offre un travail construit, axé sur une composition lisible. Il explore les techniques de la peinture pour créer des tableaux qui mêlent couleurs, formes et parfois textures.

792 Rue Emile Zola – 46000 Cahors
Tél. 05 65 20 88 66 – www.musee-henri-martin.fr